CEDER (Centre d'Etude, de Documentation Et de Recherche sur les cultures juives)

Diffusion des cultures juives en Essonne.

adresse1, rue Jean-Moulin
villeRis-Orangis
Code postal91 130
régionFrance - Ile de France
téléphone0169430783
émet un reçu cerfanon

Réalisations • 1991 : démarrage de l'association par la journée des cultures juives à Evry, au théâtre des Arènes • 1993 : Fête de la musique • 1994 : Hilloula en Essonne : l'humour juif • 1996 : colloque « les juifs en Essonne : passé et présent » • 1997 : colloque « le combat des juifs contre le racisme » • 1998 : colloque « judaïsme et média » • 30 mai 1998 : concert et spectacle pour le 50ème anniversaire de l'Etat d'Israël • 20 septembre 1998 : Fête de l'automne • 24 janvier 1999 : colloque « Religions, politiques et démocratie » • 19 septembre 1999 : Fête de l'automne • Colloque 2000 : « Angoisses millénaristes et mondialisation » • Janvier 2002 : colloques : « Culture de paix et culte de prière » • Janvier 2003 : Colloque « Mémoire et violence » • Janvier 2004 : colloque : « l'étranger en Occident » • Janvier 2005 : colloque : « diversité culturelle utopie ou réalité. 2006 : Le troisième millénaire sera t-il religieux ou ne sera pas ? ». 2007 : « Préjugés, stéréotype et discrimination ». Janvier 2008  : " dialogues et cohésion sociale". Janvier 2009  : " Les religions et le 60ème anniversaire de Déclaration des droits de l'homme ". Janvier 2010 :  " Crises économiques, crise identitaire; quelles solidarités pour en sortir ? ".

Cette année encore, le week-end, concert et colloque du C.E.D.E.R. les 22 et 23 Janvier derniers, aura été un moment inoubliable de Culture et d'érudition dans les domaines du dialogue interreligieux et des relations interculturelles.
Samedi soir, dès 20h15, le ton était donné. Le concert de musique fût un moment délicieux. Les groupes musicaux Gurdwara Sabha (musique traditionnelle Sikh), Lala Ric-Mic Mundo Mix (groupe Judéo-espagnol) la Chorale Bouddhiste du Soleil et l'ensemble musical Judéo-Andalou ont captivé la salle de leurs voix et de leurs sonorités instrumentales envoûtantes. 

Le lendemain, dimanche 23 Janvier dès 10h, le Président du C.E.D.E.R. Yves Ben Saïd a ouvert les débats par un discours d’introduction, en présence du Directeur du C.E.D.E.R., Michel Serfaty et du Président de l’ACIP-Ris Patrick Racimor.
Le colloque était réparti en quatre sessions : Pour commencer Gabriel Périès, professeur de sciences politiques et chercheur à Telecom, a évoqué les aspects historiques des mémoires. La mémoire oubliée lors de la guerre au Cameroun, et du napalm envoyé par la France sur la population locale au point que les rivières étaient blanches de la couleur des ossements des victimes. Puis, sur la question de la sécurité nationale appliquée en Amérique Latine, ou encore en Algérie sous l'occupation française. Pour la France, Il rappelle notamment les risques de centraliser les forces de police et de gendarmerie sous l'égide du Président de la République sous prétexte de la raison d'Etat Car ceci peut s'avérer restrictif envers les libertés individuelles.
En deuxième partie d'introduction, Magdalena Schelotto, doctorante et chercheuse à l'Institut de Culture et de Technologie de Madrid, revient sur la construction de la mémoire de la dictature uruguayenne et de l'amnistie.

La première session intitulée « voix religieuses » était sous la présidence de Claude Hampel, Président de la Commission du souvenir du CRIF. Il a insisté sur le fait que les religions ne devaient pas être instrumentalisées.
Jean Dujardin, prêtre et ancien secrétaire épiscopal pour les relation sur le Judaïsme, a rappelé que l'Eucharistie était un acte de mémoire et un effort de connaissance.
Meir Waintrater, directeur de la rédaction de l'Arche, mentionne l'importance de la multiplicité des mémoires et de leur partage.
Galeb Bencheikh El Hocine, présentateur du programme « Vivre l'Islam » sur France2 et président de la conférence mondiale pour la paix, a démontré que l'importance du trait union entre Judéo-Chrétien et Judéo-Musulman était au delà du simple symbole linguistique.

Le colloque s'est poursuivi dans l'après-midi avec la conférence: « Regards d'Aujourd'hui ». Animée par Simon Midal, Président du B'nai B'rith France et de Communauté On Line.
Paul Kieusseian, médecin et président de l'association arménienne Sassoun, a évoqué la lente et difficile intégration du peuple arménien en France et du déni de la Turquie envers le génocide arménien.
Pour Patrick Lozès, Président du CRAN (Comité Représentatif des Associations Noires), il faut que l'on parle davantage de la Shoah, de l'esclavage et de la nécessité du devoir de mémoire. Mais, il a surtout répété qu'il ne faut pas hiérarchisé l'horreur dont ont été victimes de nombreuses communautés.
Le journaliste et écrivain, Guy Konopnicki contribue à ce que la mémoire individuelle devienne une mémoire commune afin de lutter contre l'oubli. Néanmoins, la volonté politique de substituer l'Histoire à la mémoire peut conduire à l'amnésie par le biais de l'amnistie.

La quatrième est dernière session, co-présidée par Thierry Mandon, Maire de Ris-Orangis, et Richard Prasquier, Président du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) avait pour thème: « Dialogue Citoyens et Politiques ».
Richard Prasquier a évoqué qu’au lendemain de la Shoah personne ne voulait écouter les rescapés. Il a expliqué entre autres que lors de son voyage au Rwanda, il a été frappé par la similitude de témoignages d’un « juste » Hutu qui avait sauvé des familles Tutsi. Ce qui lui a rappelé les témoignages des justes de France. Il s'est insurgé aussi contre la commémoration de la mort de L.F Céline. Comme si l'esthétique avait une domination sur la morale.
George Tron, secrétaire d'Etat à la fonction publique, a remarqué que le peuple avait une propension à oublier et qu'il fallait « repenser l'Histoire pour reconstruire l'avenir ».

Pour conclure, l'ecrivain Marek Halter, précise que les historiens puisent dans la mémoire. Il ne regrette pas d'avoir signé il y a trente ans une pétition contre Céline mais juste d'avoir forcé son ami Bernard Henri-Levi à le faire. La mémoire n'a de sens que si elle est associée à la morale.


- développement de la bibliothèque Judaïca-Hebraïca du CEDER - organisation des cycles de conférences, signatures de livres, expositions et cours hebdomadaires sur les cultures juives - organisation de manifestations artistiques, traditions musicales, représentations théâtrales, concerts de musiques liturgiques expositions de peinture, etc. - organisation de colloques annuels sur le judaïsme et les problèmes de société.